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L’étymologie est une discipline diachronique de la linguistique, qui étudie l’origine des mots. Elle s’appuie sur des lois de la phonétique historique et sur l’évolution sémantique des termes envisagés.
Étymologie du motÉtymologie est un mot composé savant grec, ἐτυμολογία / etumología, lui-même formé sur les radicaux ἔτυμος étumos « véritable » et de la base -λογια -logia (dérivée de λόγος"logos" « discours, raison »), qui fournit les noms de disciplines. C'est donc, à l'origine, l'étude de la vraie signification d'un mot. Cette définition naïve doit cependant être dépassée : l’étymologie étudie sinon l’origine, du moins un état, le plus ancien possible, des mots. On considère que les mots d’une langue peuvent, d’un point de vue diachronique, avoir principalement trois origines :
Doublets populaires et savantsQuand, dans une langue, un même étymon a été hérité et emprunté ultérieurement, les deux mots obtenus sont nommés doublets. On en trouve un grand nombre en français : la plupart des mots français proviennent en effet du latin ; certains se sont transmis depuis le latin vulgaire en se modifiant phonétiquement, ce sont les mots hérités ; le même étymon a parfois aussi été emprunté postérieurement, dans le vocabulaire savant ; les deux mots issus du même seul étymon latin mais ayant suivi deux voies différentes se nomment respectivement doublet populaire et doublet savant. Leurs sens sont la plupart du temps différents, le doublet savant gardant une acception plus proche du sens étymologique. Ainsi le mot latin potionem donne potion dans la langue savante, mais poison dans la langue populaire ! C’est aussi le cas pour l’étymon fabrica(m) :
D’autres doublets importants, dans l’ordre vulgaire / savant (étymon latin) : orteil / article (articulum), chose / cause (causam), frêle / fragile (fragilem), froid / frigide (frigidum), moule / muscle (musculum), métier / ministère (ministerium), tôle / table (tabulam), etc. Il faut donc distinguer entre les mots hérités de la langue-mère qu’est le latin, et ceux qui ont été empruntés. Consulter Doublet lexical pour d’autres informations. Sources d’emprunts du françaisLa langue française s’est élaborée lentement à partir d’un latin se transformant au gré de ses rencontres avec Celtes (les gaulois), Francs, Burgondes et autres Wisigoths. C’est sans doute vers l’époque de Charlemagne que les gens s’aperçoivent de cette évolution : ils ne parlent plus le latin mais l’« ancêtre » du français ! Mais il faudra attendre François Ier pour que cette langue supplante le latin comme langue écrite et bien plus longtemps encore pour qu’elle soit comprise et parlée dans toutes les régions. Elle a donc emprunté de nombreux mots à d’autres langues :
Henriette Walter dans l’Aventure des mots français venus d’ailleurs relève : « À titre indicatif, les emprunts linguistiques français sont bien réels : ainsi sur les 35 000 mots d’un dictionnaire de français courant, 4 200 sont de toute évidence empruntés à des langues étrangères », dont les principales sont : l’anglais (25 %), l’italien (16,8 %), le francique (13 %), l’arabe (5,1 %). Pour le détail de ces emprunts, se reporter à l’article Emprunt lexical. Bibliographie
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