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En mathématiques, une application réciproque est en des termes simples une fonction qui « fait exactement l'inverse de ce que fait une application donnée ». L'application réciproque permet de retrouver un élément à partir de son image par une application donnée; autrement dit une application réciproque défait ce que l'application originale a fait.
ExempleOn considère la fonction Pour défaire ce qu'à fait f, on peut remarquer que f est composée de deux opérations élémentaires faciles à défaire Ainsi, en appliquant à y, la fonction
De même, en appliquant à un réel y la fonction g puis en appliquant au résultat la fonction f, on retrouve le réel y. En langage mathématique cela s'écrit :
La fonction, définie sur un ensemble E, qui laisse invariants tous les éléments de E, se note IdE. Les égalités précédentes s'écrivent donc :
On dit alors que g est l'application réciproque de f et on la note f − 1 L'exposant « -1 » n'est pas une puissance et f − 1 ne correspond pas à l'inverse d'une fonction pour la multiplication, mais à l'inverse pour la composition de fonctions. On trouve aussi les notations[réf. nécessaire] Résultats générauxDéfinitionSi f est une application d'un ensemble X vers un ensemble Y et s'il existe une application g de Y vers X telle que :
on appelle g l'application réciproque de f et on la note f − 1 . L'existence d'une telle fonction g n'est possible que si f est bijective :
Une telle application g est alors unique : c'est l'application qui, à tout élément y de Y, associe l'unique antécédent de y par f. PropriétésRéciproque de la réciproqueLa double propriété : Réciproque d'une composéeLa réciproque de la composée de deux fonction est donné par la formule Il faut remarquer que l'ordre de ƒ et g a été inversé; pour défaire ƒ suivi de g, il faut d'abord défaire g puis défaire ƒ. InvolutionCertaines application de E vers E sont leur propre réciproque, c'est le cas par exemple de
ou de tout symétrie orthogonale dans le plan. De telles applications sont dites involutives. GénéralisationLorsque la fonction f n'est pas bijective, il est possible de définir une relation réciproque définie sur Pour certaines fonction f non surjectives, il existe une fonction g telle que Pour certaines fonctions f non injectives, il existe une fonction g telles que Réciproque d'une fonction numériqueExistenceLe théorème des valeurs intermédiaires et son corollaire, le théorème de la bijection assurent que toute application continue strictement monotone sur un intervalle I détermine un bijection de I sur f(I) = J et que J est aussi un intervalle. Cela signifie qu'une telle fonction possède une application réciproque définie sur J à valeurs dans I. Cette propriété permet la création de nouvelles fonctions définies comme application réciproque de fonctions usuelles. Exemples
À l'aide de ces fonctions, la recherche de l'application réciproque consiste à résoudre l'équation f(x) = y, d'inconnue x : La fonction
pour y dans
puisque Donc la réciproque de f est f − 1 définie par : Cette recherche peut se révéler infructueuse et nécessiter la création d'une fonction nouvelle. GrapheLorsque deux fonctions sont réciproques l'une de l'autre alors leurs représentations graphiques dans une plan muni d'un repère orthonormal sont symétriques l'une de l'autre par rapport à la droite (d) d'équation y = x. En effet, si M(x;y) est un point du graphe de f alors y = f(x) donc x = f − 1(y) donc M'(y;x) est un point du graphe de f − 1. Comme M' est le symétrique de M par rapport à (d) on sait que s(M) est un point du graphe de f − 1. Un raisonnement analogue prouve que si M est un point du graphe de f − 1 alors s(M) est un point du graphe de f. ContinuitéEn général, la réciproque d'une fonction continue n'est pas continue mais la réciproque d'une fonction continue sur un intervalle I à valeurs dans un intervalle J est une fonction continue sur J. DérivabilitéSi f est une fonction continue sur un intervalle I à valeurs dans un intervalle J et si f − 1 est sa réciproque, la fonction f − 1 est dérivable en tout point b tant que f admet en f − 1(b) une dérivée non nulle. La dérivée en b de f − 1 est alors Un moyen simple de comprendre, mais non de démontrer, ce phénomène est d'utiliser les notations différentielles et de remarquer que : Exemple de réciproque de transformation du planLes transformations du plans sont les applications bijectives du plan, il est donct intéressant d'en connaitre les réciproques, du moins pour les transformations de références
Réciproque en algèbre linéaireEn algébre linéaire un morphisme de groupe, d'anneau, de corps, d'espace vectoriel bijectif admet une application réciproque qui est aussi un morphisme de même type. L'application et sa réciproque sont appelés des isomorphismes. Dans le cas d'une application f linéaire d'un espace vectoriel E vers un espace vectoriel F, tous deux de dimension finie. f admet une application réciproque si et seulement si E et F ont même dimension et si la matrice M de f dans les bases (B1,B2) est inversible. La réciproque de f possède alors pour matrice dans la base (B2,B1) la matrice note M − 1 appelée matrice inverse de M et valant où det (M) est le déterminant de la matrice M et où tcomM est la transposée de la comatrice de M Théorème d'inversion localeLe théorème d'inversion locale précise les conditions d'existence locale d'une application réciproque pour une fonction f. C'est une généralisation d'un théorème simple sur les fonctions de la variable réelle.
Le théorème d'inversion locale généralise cette propriété a des fonctions définies sur des espaces vectoriels réels de dimension finie, de classe Ck. La condition f'(a) non nulle est alors remplacée par le jacobien de f en a est non nul. Voir aussiLiens internesLiens externes
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