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En taxinomie (botanique, zoologie, etc.), le nom binominal, ou binôme, provient de la combinaison de deux noms, servant à désigner un taxon de rang inférieur au genre. Formalisée par Linné au cours du XVIIIe siècle, la nomenclature binominale, ainsi que d’autres aspects formels de la nomenclature biologique, constituent le « système linnéen ».
Les différents binômesAu-dessous du rang de genre, tous les noms de taxons sont appelés combinaisons.
Pour les détails, chaque discipline biologique ayant des règles nomenclaturales sensiblement différentes, voir les articles suivants : Rang (bactérien), Rang (botanique), Rang (zoologique). Historique de la nomenclature binominaleCarl von Linné (1707-1778) a introduit la nomenclature dite binaire, puis binominale. Même si on ne lui en attribue pas la paternité[1], il a formalisé un ensemble de règles qui a favorisé son adoption par les communautés scientifiques. L'honneur à un premier ouvrage français d'avoir utilisé cette nomenclature binominale revient à un catalogue des espèces cultivées au jardin botanique de Montpellier, l'Hortus regius monspeliensis du botaniste Antoine Gouan (1733-1821). Les règles de nomenclature sont modulées en fonction des disciplines; celles s'appliquant aux taxons du règne végétal et du règne fongique sont édictées par le Code international de nomenclature botanique (CINB); celles du règne animal par la Commission internationale de nomenclature zoologique (CINZ). Ces règles ne restent pas immuables. Elles font l'objet de réajustements périodiques lors des congrès internationaux (tous les six ans). Binômes spécifiquesIls demeurent les plus importants car toute espèce du monde vivant est désignée par un binôme latin. Ce binôme spécifique se compose d'un nom de genre suivi d'un nom d'espèce, dont l'ensemble constitue le nom scientifique international sous lequel tout « individu » identifié à cette espèce peut être désigné. Les deux termes du binôme sont appelés respectivement nom générique et nom spécifique (ou épithète spécifique). Toutefois, le nom scientifique complet de l’espèce exige l’ensemble du binôme et pas seulement l'épithète spécifique.. Exemple : Homo sapiens Linné, 1758.
Définition nomenclaturaleLes binômes sont établis selon des règles précises, fixées par la nomenclature scientifique des noms des espèces vivantes :
Quelques exemples de binômes, suivis du nom de leurs auteurs :
Présentation formelleIl faut respecter certaines règles de composition (orthographe et grammaire latine) et de typographie :
Mention de rangs intermédiairesLe nom de sous-genre ou d'autres rangs intercalaires, est parfois inséré entre parenthèses entre le nom de genre et le nom d'espèce. Par exemple Hylobius (Callirus) abietis (Linnaeus, 1758). Ils sont tolérés pour indiquer une phylogénie, mais ce nom de sous-genre ne fait en aucun cas partie du binôme. Quand le binôme devient trinômeEn dessous du rang d'espèce (variété ou race, sous-espèce, forme), le nom des taxons devient trinominal, avec le nom de genre, une épithète spécifique suivis d'une seule épithète infraspécifique : Panthera leo persica. Dans les cas de la botanique et de la mycologie cela se fait après l'indication du rang : Tricholoma saponaceum var. fagetorum. La citation d'auteursChaque fois que la rigueur devient nécessaire, on doit faire suivre le binôme de la citation d'auteurs et de la date de publication (l'année suffit) de la description originale, éventuellement complétée de sa référence bibliographique. Par exemple, toujours pour le guépard : Il existe quatre catégories d'auteurs :
Lorsque le taxon est publié pour la première fois, la citation est toujours simple : le nom est suivi du nom de l'auteur qui le publie. Ce nom de personne peut être donné au long, mais on utilise très souvent une abréviation plus ou moins acceptée par l'usage. L'auteur peut se substituer à un collectif d'auteurs (l'ensemble des auteurs publiant conjointement le nom et qui en assument la responsabilité). Parenthèses dans la citation d'auteursLorsqu'un systématicien estime que le genre choisi n'est pas le meilleur pour cette espèce, notamment suite à la création d'un nouveau genre, il peut décider de transférer l'espèce dans un autre genre. Dans ce cas, le nom de l'auteur de la combinaison princeps demeure, mais il est placé entre parenthèses. Chaque fois qu'une espèce est transférée dans un autre genre, on doit obligatoirement mentionner à la suite de la parenthèse fermante, le nom de celui qui, le premier, a publié cette nouvelle combinaison (abrégée comb. nov.). Autrement dit, chaque fois que le taxon auquel le nom (supposé publié de manière valide) s'applique initialement a été changé de genre et que l'épithète est conservée (ce qui n'est pas toujours possible), on procède comme suit :
La règle s'applique même si au lieu d'un seul auteur, le transfert est le fait de plusieurs auteurs conjointement dans la même publication (publications signées par plusieurs auteurs). Mention de l'année de publicationCette date situe l'année de publication effective du livre ou de la revue dans lequel l'espèce a été décrite la première fois sous ce binôme. Cette date est indispensable pour retrouver, notamment quand on consulte des ouvrages anciens (plus de cinq ans suffisent dans certaines disciplines), une espèce citée même si elle a changé de genre. La mention de l'année est cependant facultative, de même que la citation bibliographique complète. Bibliographie
Voir aussiPour plus de détails sur la citation d'auteurs, voir les articles :
Sur les autres aspects nomenclaturaux, voir les pages : Note
Liens externes
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