Normandie

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Normandie

Drapeau normand
(Détails)

Normandie#Blason de <strong>la normandie</strong>
(Détails)
Devise : « Diex Aïe ! » - « Que Dieu nous aide ! » l’origine est « Thor aïe », que Thor nous vienne en aide, à l’origine du nom du village de La Thuraye
Langues officielles Normandie continentale : français
Normandie insulaire : anglais, français
Autres dialectes normand, jersiais, guernesiais
Capitale historique Rouen
Souveraineté : France ; Îles Anglo-Normandes
Superficie
 - Totale
 - Continentale

30 821 km2
30 627 km2
Population
 - Totale (estim. 2005)
 - Densité

env. 3 300 000 habitants
env. 110 hab./km2 en moy.

La Normandie est un ancien duché du royaume de France, qui comprenait une partie continentale, devenue par la suite province de France, et une partie insulaire (Îles Anglo-Normandes), qui demeura possession du roi d’Angleterre, et est encore aujourd’hui dépendance de la couronne britannique. Le duché occupa tout d’abord la basse vallée de la Seine en 911, puis Le Mans et Bayeux en 924, le Cotentin, l’Avranchin et les îles de la Manche en 933. Duché de 911 à 1204, la partie insulaire (anglo-normande) de la normandie, hormis Chausey, a formé les bailliages de Jersey et de Guernesey tandis que sa partie continentale (française) a formé une province historique française de 1204 à 1790.

Très stables, les frontières continentales de cette ancienne province concordent assez fidèlement, hormis quelques territoires incorporés aux actuelles Eure-et-Loir, Mayenne, Oise et Sarthe lors de la création des généralités et quelques communes enclavées échangées avec la Mayenne après la création des départements à la Révolution, avec le Calvados, l’Eure, la Manche, l’Orne et la Seine-Inférieure.

À l’époque contemporaine, la normandie demeure un espace géographico-culturel dont trois collectivités territoriales portent le nom en partage : les deux régions administratives, sous souveraineté française, de Haute-Normandie et de Basse-Normandie ; le duché de Normandie, composé des bailliages de Jersey et de Guernesey, sur lequel les monarques de Grande-Bretagne exercent la souveraineté sous le titre de « duc de Normandie[1] ».

Sommaire

Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire de la normandie.
Tombeau de Rollon.

Suite à sa création en 911 par le traité de Saint-Clair-sur-Epte entre le Viking Rollon et Charles le Simple, sur une portion de l’ancienne Neustrie définie par le traité de Verdun de 843, le duché de Normandie ajouta des territoires à l’ouest : en 924, la normandie centrale (Bessin, pays d'Auge et Hiémois) ; en 933 le Cotentin et les îles, aujourd’hui « Anglo-Normandes », situées à l’Ouest du Cotentin. Celles-ci sont restées sous la souveraineté de la couronne britannique (la normandie et l’Angleterre n’ayant fait qu’un de 1066 à 1204) contrairement à la partie continentale rattachée au domaine royal du royaume de France en 1204. Vers 1009, les terres entre Sélune et Couesnon auparavant disputées à la Bretagne, furent rattachées à la normandie.

la normandie fut un important duché du royaume de France de 911 à 1204, sur lequel l’autorité du roi demeura cependant toute théorique.

Descendant de Rollon, Guillaume le Conquérant envahit, en 1066, l’Angleterre, dont il devient le souverain, sous le nom de Guillaume Ier d’Angleterre, après avoir remporté la bataille de Hastings. L’Angleterre reste ainsi associée à la normandie jusqu’en 1204, date à laquelle Philippe Auguste confisque les fiefs de Jean Sans Terre en vertu du droit féodal condamnant l’acte de félonie commis par ce dernier en épousant Isabelle d'Angoulême de force. Cependant, les rois d’Angleterre conservèrent les îles Anglo-Normandes dans leur patrimoine.

Honfleur : le vieux bassin, Calvados, Basse-Normandie

La conquête normande de l’Angleterre a permis le développement de la langue anglo-normande, dialecte d’oïl qui a donné naissance à une littérature anglo-normande influente sur la littérature française du Moyen Âge. Ceci explique également que la langue anglaise contient de très nombreux emprunts lexicaux d’origine latine ou scandinave par le truchement de l’anglo-normand et de l’ancien français.

Icône de détail Article détaillé : Normands.

Les Normands essaimèrent et administrèrent des territoires souvent éloignés. Ils fondèrent des royaumes et des principautés en Méditerranée : Robert Guiscard et Roger de Hauteville en Sicile et Italie du Sud. Robert Burdet fonda une principauté en Espagne après avoir pris Tarragone aux Musulmans. Bohémond de Tarente fonda la principauté d'Antioche dont le territoire se situe dans les actuelles Turquie et Syrie.

Jean de Béthencourt a conquis les îles Canaries en 1402.

En 1625, Pierre Belain d'Esnambuc prit possession de la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Christophe et Marie-Galante.

Icône de détail Article détaillé : Guerre de Cent Ans en Normandie.

Après la guerre de Cent Ans, la normandie s’est reconstruite et a connu une période faste dans la première moitié du XVIe siècle : les campagnes se sont couvertes de manoirs et la prospérité a modifié le visage des villes. Les Grands ont construit de magnifiques hôtels urbains en adoptant rapidement le style de la Renaissance. Après 1550, les guerres de religion, puis l’alourdissement des impôts ont mis un frein à cette prospérité. La proximité de l’Angleterre, avec laquelle la France est souvent en guerre entre 1689 et 1815, fait de la normandie une terre d’affrontements.

Administrativement, la partie continentale est restée un duché à part entière jusqu’en 1466, tout en relevant du royaume de France. Elle était alors partagée en bailliages, lesquels étaient subdivisés en vicomtés remontant à l’époque féodale et supprimés en 1744 seulement. Plus tard, un nouveau découpage en élections fiscales apparut, qui divisa la normandie en deux, puis trois généralités : celles de Rouen et de Caen en (1542) et celle d’Alençon en 1636. La partie insulaire demeura partagée en deux bailliages de Jersey et Guernesey.

Avant la Révolution française, la province de Normandie française formait aussi, comme la plupart des anciennes provinces un gouvernement militaire de Normandie, exception faite d’un gouvernement particulier au Havre.

La province française fut ensuite partagée en 1790 en cinq départements : le Calvados, la Manche, l’Orne, l’Eure, et la Seine-Inférieure devenue Seine-Maritime.

En 1956, les trois premiers furent administrativement regroupés dans la région de programme de Basse-Normandie et les deux derniers dans celle de Haute-Normandie. Depuis, la réunification de la normandie par le regroupement des cinq départements normands est un sujet récurrent dans les contestations du découpage régional.

À partir du XVIIIe siècle, l’industrialisation et la modernisation de l’agriculture ont transformé l’économie de la province.

Icône de détail Article détaillé : Bataille de Normandie.

la normandie a beaucoup souffert des dévastations de la Seconde Guerre mondiale et du débarquement. De nombreuses agglomérations ont été détruites lors des bombardements alliés.

Géographie

Carte de la Province de Normandie

Normandie continentale

la normandie n’a pas d’unité géographique, se partageant entre deux grandes régions naturelles de formations très différentes du nord de la France : le bassin parisien et le massif armoricain. Cette répartition ne correspond d’ailleurs pas à la division entre les deux régions normandes car la limite traverse du nord au sud, les départements du Calvados et de l’Orne.

La diversité géologique a pour conséquence une certaine diversité des paysages, malgré tout limitée par la communauté de climat, tempéré et humide. De ce fait, certains paysages (prairies, bocages) se retrouvent à l’identique dans nombre de parties de la normandie qui comprend un certain nombre de « pays » bien caractérisés.

L’habitat traditionnel est évidemment fortement influencé par la géographie et la géologie, qui déterminent les matériaux de construction disponibles. La chaumière normande typique (colombages de chêne, torchis, toit de chaume) se retrouve notamment du pays de Caux au pays d’Auge, la maison de brique vers l’est de la province, la maison de pierre calcaire dans le Calvados (plaine de Caen, Bessin, pays de Falaise) et l’Orne, celle de granit dans la Manche, l’ouest de l’Orne et le sud-ouest du Calvados (granit gris et granit rose), sans oublier quelques maisons en schiste en Suisse normande.

Les côtes maritimes présentent des aspects très divers : hautes falaises crayeuses du pays de Caux (côte d'Albâtre), au pied desquelles s’étendent des plages de galets, de vastes plages de sable fin du Calvados (pays d'Auge et Bessin, Côte Fleurie, Côte de Nacre) et côtes variées de la Manche qui présentent à la fois des promontoires cristallins élevés dans le nord du Cotentin (cap de la Hague), des parties de littoral bas et sablonneux (vers Saint-Vaast et le Mont Saint-Michel).

la normandie connaît une importante érosion de son littoral qui est en grande partie liée à l’anthropisation. Environ 60 % des plages de la région ont tendance à reculer[2]. L’érosion la plus active concerne le littoral compris entre la baie du Mont Saint-Michel et le cap de la Hague, à l’ouest du département de la Manche : le recul peut aller jusqu’à cinq mètres par an en moyenne[2]. Sur les falaises de craie de Seine-Maritime, le recul est de 20 cm/an en moyenne[2].

Carte des îles Anglo-Normandes de l’almanach de la Nouvelle Chronique de Jersey, 1891

Îles Anglo-Normandes

Les îles Anglo-Normandes furent sporadiquement peuplées de Bretons à partir du Ve siècle jusqu’aux invasions vikings. Elles ont fait partie du duché de Normandie à partir de 933. La reconquête française entreprise à la fin de la guerre de Cent Ans s’étant arrêtée à Cherbourg sans franchir la vingtaine de kilomètres d’eau qui séparait le continent de ces îles, celles-ci restèrent dans le duché de Normandie. À l’heure actuelle, le souverain britannique détenant parmi ses titres celui de duc de Normandie, les îles relèvent directement de la couronne britannique. Dépendances autonomes de la couronne britannique, politiquement divisées en deux bailliages distincts, Jersey et Guernesey ont gardé des traditions et des lois normandes.

L’expression d’îles Anglo-Normandes est une création française relativement récente pour désigner ce que les Normands appelaient « Les îles de la Manche » et que la langue anglaise continue de consacrer sous le nom de « Channel Islands ». N’ayant d’anglais qu’une de leurs langues officielles, elles ne font pas formellement parties du Royaume-Uni, ni conséquemment, de l’Union européenne. Les Minquiers et les Écréhou relèvent du bailliage de Jersey[1]. tandis que les îles d’Aurigny, Brecqhou, Sercq, Herm, Burhou, Casquets, Ortac, Jéthou et Lihou relèvent du bailliage de Guernesey. À l’Est du Cotentin, les îles Saint-Marcouf devenues un repère de pirates, furent concédées à la France par la couronne britannique en 1802.

Les pays normands

Chaumière dans le Lieuvin

Les principales régions naturelles et historiques (pays normands) sont :

Vaste plateau crayeux au nord de la Seine, à peu près délimité par le triangle Rouen-Le Havre-Le Tréport ; la côte sur la Manche forme de hautes falaises (côte d’Albâtre) séparées par des valleuses et dont les échancrures abritent quelques ports, notamment Dieppe et Fécamp).

Cours d’eau et parcs naturels

Icône de détail Article détaillé : Liste des cours d'eau normands.

Les cours d’eau de la normandie sont la Seine et ses tributaires : Epte, Andelle, Eure, Risle, Robec ainsi qu’un nombre de fleuves côtiers : Bresle, Touques, Dives, Orne, Vire, Sée, Sélune, Couesnon. La Veules, plus petit fleuve de France, se jette à Veules-les-Roses, entre Dieppe et Saint-Valery-en-Caux, dans la Seine-Maritime.

Parcs naturels régionaux :

Démographie

la normandie compte plus de 3,15 millions d’habitants (normands) pour une densité de population proche de la moyenne nationale, soit environ 110 habitants au kilomètre carré. La population des îles normandes dépasse, quant à elle, les 150 000 habitants, soit environ 780 habitants au kilomètre carré.

Toponymie

Icône de détail Article détaillé : Toponymie normande.

la normandie abonde en noms de lieux d’origine scandinave.

Géologie

L’organisation géologique de la normandie d’est en ouest :

  • à l’est de la Seine-Maritime : Pays de Bray (Jurassique supérieur) et crétacé supérieur
  • à l’est de l’Eure : roches sédimentaires du tertiaire et du quaternaire
  • le reste de la Haute-Normandie : crétacé supérieur
  • à l’est et au nord du Calvados, à l’est de l’Orne : jurassique inférieur et moyen
  • socle cristallin à l’ouest (Manche, sud-ouest du Calvados, ouest de l’Orne, le gneiss d’icata en pointe de Hague, est la plus ancienne roche du Massif armoricain)

Économie

Traditionnellement, l’économie bas-normande est très agricole tandis que la Haute-Normandie a vu se développer de gros pôles industriels.

La filière automobile est un gros employeur, avec 25 000 salariés en Basse-Normandie (PSA, Renault Trucks, Faurecia...), tandis que le premier employeur industriel haut-normand est Renault, qui dispose de quatre usines (Sandouville, Cléon, Grand-Couronne et Dieppe).

L’économie normande, du fait de la grande façade maritime sur la Manche, est fortement tournée vers la mer (pêche, transport maritime, trafic passagers...). Le Havre dispose ainsi d’un pôle logistique.

L’énergie est également un secteur important en Normandie, à travers notamment 3 centrales électronucléaires (Paluel, Flamanville et Penly).

la normandie représente 60% des surfaces de lin textile en France.

Le tourisme est également une ressource importante.

Techniques

Transports

Le réseau routier

Le pont de normandie

Le réseau autoroutier

Le réseau ferroviaire

la normandie est desservie par quatre lignes nationales : Paris - Rouen - Le Havre et Paris - Caen - Cherbourg, mais aussi Paris - Argentan - Granville et Caen - Le Mans - Tours.

Plusieurs lignes régionales existent, comme entre Lison et Pontorson (liaison Caen - Rennes), entre Serquigny et Oissel (liaison Caen - Rouen), entre Rouen et Dieppe, entre Rouen et Abancourt (liaison Rouen - Amiens), entre Abancourt et Le Tréport (liaison Paris - Le Tréport), entre Bréauté et Fécamp, entre Le Havre et Rolleville, et entre Lisieux, Trouville et Cabourg.

En plus de ces lignes ouvertes au trafic des voyageurs, certaines sont dédiées exclusivement au fret (par exemple la desserte d’Honfleur) ou bien fermées. Parmi ces dernières, on peut citer le cas des lignes Caen - Flers et Le Havre - Fécamp dont certains (et notamment les Verts) réclament une réouverture.

On peut aussi mentionner l’existence de quelques trains touristiques.

Le transport maritime

Avec 600 km de côtes le long de la Manche, la normandie dispose de l’axe maritime le plus fréquenté du monde. Elle constitue le troisième complexe portuaire européen et le premier complexe portuaire français avec cinq ports, dont les deux grands ports internationaux du Havre et de Rouen et les ports de Cherbourg, Caen et Dieppe. La moitié des transports internationaux maritimes de France et 60% du trafic de conteneurs français passent par ses ports.

La liaison avec la Grande-Bretagne et l’Irlande est assurée par les ports de Cherbourg (1 million et 440 milliers de passagers), du Havre (1,15 mi. passagers), Caen (0,93 mi. passagers) et Dieppe (0,38 mi. passagers).

La desserte des îles Anglo-Normandes est assurée depuis les ports de Granville, Carteret et Diélette, vers Jersey (Gouray et Saint-Hélier), Guernesey (Saint-Pierre-Port), Aurigny et Sercq.

Le transport fluvial

la normandie représente 10% du trafic fluvial français. 13 millions de tonnes de marchandises transitent sur la Seine entre Le Havre et la région parisienne.

Le transport aérien

Il y a cinq aéroports internationaux en Normandie :

Emblèmes et symboles

Blason de la normandie

Blason de la normandie traditionnellement utilisé en France
les treis cats, présent en particulier sur les armoiries des îles Anglo-Normandes

L’écu rouge à deux léopards jaunes tournant la tête de face, blasonné de gueules à deux léopards[3] d’or l’un sur l’autre est l’emblème héraldique de la normandie continentale. Dans les îles Anglo-Normandes, les deux bailliages de Jersey et de Guernesey qui constituent la normandie insulaire portent un blason à trois léopards, comme celui de Richard Ier d’Angleterre, dit plus tard Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre et duc de Normandie. Lequel des deux blasons est le plus ancien demeure un sujet de polémique et de recherche historique pour certains.

Henri II Plantagenêt aurait porté comme comte d’Anjou un long bouclier bleu chargé sans doute de 8 lionceaux d’or (comme on peut encore l’admirer au Mans sur la plaque funéraire de son père Geoffroy Plantagenêt) puis les aurait réduits à deux lions, la taille des boucliers s’étant raccourcie. Le premier sceau de son troisième fils Richard Cœur de Lion ainsi que des témoignages contemporains attestent qu’il fit d’abord usage d’un écu à un seul lion. De retour en Angleterre en 1194, il adopta un nouveau sceau à trois lions/léopards posés l’un sur l’autre. L’une des hypothèses est que Richard aurait introduit le troisième léopard tiré du blason de sa mère Aliénor d'Aquitaine. Les ducs d’Aquitaine n’ayant qu’un seul léopard. Toutefois, on ne connaît pas de représentation héraldique à deux léopards avant Richard autre que l’écu de son frère Jean sans Terre comme comte de Mortain avant son accession au trône. Lorsque la normandie continentale est passée sous contrôle français, Philippe Auguste a importé l’héraldique royale, tandis que le duché de Normandie insulaire (îles Anglo-Normandes) a conservé le blason à trois léopards, emblème familial que les Plantagenêts n’avaient aucune raison de modifier.

Parmi les ducs de Normandie issus des Capétiens, Jean le Bon porta les armes des Valois (de France ancien à la bordure de gueules), et son fils Charles, duc de Normandie et dauphin de Viennois porta un écartelé de Valois et de Viennois. Au XIVe siècle, les armoriaux présentent déjà l’écu à deux léopards d’or pour la normandie. Mais il a fallu attendre 1465 pour voir officiellement apparaître les deux léopards dans les armes d’un duc de Normandie, avec Charles de France, jusqu’en 1466. Nanti du titre de duc de Normandie de 1785 à 1789, le fils de Louis XVI a, quant à lui, porté un écartelé de France et de Normandie à deux léopards. Notons que Robert d’Alençon, comte du Perche (+1371) semble avoir parti ses armes d’Alençon ancien brisé d’un châtelet et de Normandie à deux léopards.

Drapeaux normands

Icône de détail Article détaillé : Drapeau normand.
Le drapeau à croix de Saint-Olaf créé par Jean Adigard des Gautries en 1937.

Quatre drapeaux sont actuellement en usage en Normandie.

  1. Le drapeau reprenant le blason rouge à deux léopards jaunes (surnommé en normand les p’tits cats), que hissent la plupart des mairies et autres collectivités territoriales normandes, dont les deux conseils régionaux. Il est très majoritairement reconnu comme emblème de la normandie depuis longtemps et se voit partout. Sa popularité et son importante diffusion sur tout support tient à ce qu’il est identique aux armoiries de la normandie continentale, blasonné "de gueules à deux léopards d’or", qui a donné au fil du temps la bannière carrée puis le drapeau et le pavillon actuels. C’est, en tant que blason, l’emblème séculaire de la normandie, souvent confondu avec le drapeau.
  2. Le litige historique sur le blason normand a amené certains à préférer un drapeau rouge à trois léopards jaunes (surnommé en normand les treis cats), malgré la confusion avec les emblèmes de l’Angleterre induite par ce choix.
  3. Le drapeau normand ou drapeau à croix de Saint-Olaf, est un drapeau rouge orné d’une croix dite de Saint-Olaf, à croix rouge bordée d’or, allongée au battant à la manière des drapeaux des nations scandinaves, c’est-à-dire suivant le modèle des drapeaux des pays et régions nordiques. Ce drapeau a été créé par Jean Adigard des Gautries en 1937. En raison du manque de notoriété du drapeau de Saint-Olaf à ses débuts, certains par aculturation, y ont inséré deux léopards dans le premier quartier de manière à ce qu’il soit plus facilement identifiable comme emblème normand. On le voit sur différents supports, bien que la grande majorité des Normands fasse usage des p’tits cats.
  4. Les deux bailliages de Jersey et de Guernesey et leurs dépendances font usage de leur propre drapeau.

Hymnes normands

Icône de détail Article détaillé : Ma Normandie.
Carte de la normandie datant de 1758
  1. La chanson Ma Normandie, de Frédéric Bérat, se chante volontairement en tant que chant régional dans la normandie continentale, et officiellement à Jersey.
  2. La chanson Sus la mé (sur la mer) d’Alfred Rossel est surtout chantée dans le Cotentin. C’est une chanson écrite en normand.

Régionalisme

L’activité du régionalisme normand vise essentiellement à mettre fin à la partition de la normandie datant de la création des régions administratives françaises en 1956 et d’obtenir la réunification des actuelles régions de Haute et de Basse-Normandie.

Culture

Il existe des groupes qui présentent des danses folkloriques normandes.
Icône de détail Article détaillé : Culture de la normandie.

La langue normande : les langues normandes

Le Coup d’œil purin, une satire polémique dans la langue normande, éditée à Rouen, en 1773
Icône de détail Articles détaillés : Normand et Normand méridional.

la normandie est partagée entre deux langues officielles usitées au quotidien : le français (en France) et l’anglais (dans les îles Anglo-Normandes). Chaque langue est toutefois mâtinée d’expressions et de mots locaux tirés des langues régionales (voir aussi français de Jersey).

La principale langue régionale de Normandie est le normand, qui comprend plusieurs formes linguistiques (voir ligne Joret). De nos jours, le normand s’entend le plus souvent dans le Cotentin[4]et le Pays de Caux, ainsi qu’aux îles Anglo-Normandes comme le jersiais et le guernesiais. Alfred Rossel, Louis Beuve (1869-1949), Côtis-Capel (1915-1986) et Marcel Dalarun (né en 1922), poètes cotentinais, en sont des figures connues.

Le terme « Normand » dans la langue française

Adjectivations

Armoire normande ; campagne normande ; cheval normand ; vache normande ; côte normande ; incursions normandes ; maison normande ; réponse normande ; trou normand.

Substantivations

  • Normande n. f. Caractère de typographie créé par Haas en 1875, de la famille des didots très gras aux déliés et aux empattements très fins utilisés pour les titres, sous-titres, divisions de chapitre ou pour faire ressortir certains passages.
  • Normande f.s. Charrue du Pays de Caux, utilisée aussi en Flandre, et revenue en France sous le nom de Brabant.
  • Normand m.s. Monnaie d’or ancienne (le poulet dit "chapon du Mans", valait 1 normand ½, soit 1 écu français ½, ou 1 mansais).
  • Normander (adj. Normandé) v.a. Nettoyer le grain battu.
  • Normandisme ou Normanisme n. m. façon de parler particulière aux Normands.