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La Nouvelle-Écosse (anglais, Nova Scotia, nom d'origine latine, aussi New Scotland, gaélique écossais: Alba Nuadh) est une province du Canada, située sur la côte atlantique du pays. Elle couvre une superficie de 55 500 km² où vit une population de quelque 935 962 personnes[1] (Néo-Écossais). Sa capitale est Halifax. La partie continentale de la province est une péninsule entourée de l'Océan Atlantique, qui engrêle sa côte de plusieurs baies et estuaires. L'île du Cap-Breton, une grande île au nord-est de la partie continentale, fait aussi partie de la province. Aucun endroit de Nouvelle-Écosse ne se trouve à plus de 50 km de la mer. Les autochtones de la province se nomment les Micmacs.
HistoireBien que l'explorateur Jean Cabot l'eût visité en 1497 pour la couronne d'Angleterre, la Nouvelle-Écosse fut colonisée pour la première fois par la France. Samuel de Champlain et De Monts fondèrent une colonie sur une île à l'embouchure de la Rivière Sainte-Croix en 1604. L'eau potable manqua à cette île pendant l'hiver et, l'année suivante, la colonie fut déplacée à Port Royal près d'Annapolis Royal, en 1605. Au cours des années 1620, le roi Charles VI d'Écosse et Ier d'Angleterre envoya une troupe d'Écossais pour y fonder une colonie sous le nom de Nova Scotia. À cet effet, il fonda le baronetage de Nouvelle-Écosse : ceux qui désiraient acquérir le titre nobiliaire de baronnet devaient payer une taxe qui servirait à l'établissement de la colonie, et y recevraient une dotation en terres. Or, lors de la signature d'une paix avec la France, la Couronne Écossaise/Anglaise céda le territoire à la France et les colons écossais durent abandonner leur mission, le baronetage de Nouvelle-Écosse y perdit sa spécificité et devint une simple catégorie nobiliaire. La forteresse française de Louisbourg fut construite pour surveiller les approches maritimes en direction du fleuve Saint-Laurent. Louisbourg fut prise par des forces continentales britanno-américaines, puis retournée à la France ; elle retourna aux mains des Britanniques en 1758 avant la Conquête de Québec. La présence des Acadiens, francophones et catholiques, sur le territoire de la future colonie britannique posait un problème à la recolonisation. En 1750, un bon nombre de colons protestants, la plupart des Allemands, furent attirés en Nouvelle-Écosse pour s'établir sur la côte sud. La colonie restait cependant majoritairement acadienne. À partir de 1755, les Britanniques décidèrent de déporter les Acadiens dans les colonies américaines, la France, la Grande-Bretagne et la Louisiane (où plusieurs s'établirent et contribuèrent à la naissance de la culture acadienne). Après la Déportation des Acadiens, les terres acadiennes furent allouées aux colons américains provenant de la Nouvelle-Angleterre. Environ 8 000 de ces « planters » s'établirent dans la colonie entre 1759 et 1774, dont l'arrière-grand-père de Robert Laird Borden. Une nouvelle immigration écossaise vers l'île du Cap-Breton, tard dans le XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, rétablit une présence écossaise. En 1784, la portion continentale du nord-ouest de la colonie fut séparée et devint la colonie du Nouveau-Brunswick. En 1848, la Nouvelle-Écosse devint la première colonie de l'Empire britannique à atteindre le « self-government » ou gouvernement responsable, où le gouverneur britannique devait accepter les décisions de l'assemblée législative et des ministres. La Nouvelle-Écosse est devenue, en entrant dans la Confédération canadienne, l'une des quatre provinces fondatrices du Canada, avec le Nouveau-Brunswick, le Québec (Canada-Est), et l'Ontario (Canada-Ouest). Le Bluenose, le voilier qui figure sur la pièce de dix cents canadiens, fut construit à Lunenburg, sur la côte sud. Malgré son nom, il reste très peu de personnes qui parlent toujours le gaélique écossais, mais la musique celtique est populaire dans l'île du Cap-Breton. Il y a toujours une présence acadienne francophone dans la municipalité de Clare (partie ouest de la province) et une radio communautaire, CIFA sur 104.1 FM[2], qui émet majoritairement en français. ÉconomieL'économie de la Nouvelle-Écosse est aujourd'hui une économie mixte, de services et d'industrie. SubdivisionsLa Nouvelle-Écosse est subdivisée en 18 comtés. Personnes célèbres
Notes et référencesVoir aussi
Liens externes
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