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La date d'apparition des feuilles (débourrage, ici d'un marronnier commun) est un des indices phénologiques les plus suivis
La date de ponte des amphibiens (ici Rana temporaria), puis d'apparition des têtards sont des indices phénologiques faciles à repérer
La phénologie est l'étude de l'apparition d'événements périodiques (annuels le plus souvent) dans le monde vivant, déterminée par les variations saisonnières du climat. On étudie surtout la phénologie des végétaux, mais aussi des animaux (notamment oiseaux et insectes), des champignons, et même dans le monde non-vivant, des glaciers. Par exemple, en 1883, les journaux de l’audomarois (l’indépendant et le mémorial artésien annoncent l’arrivée précoce des premières hirondelles [1]. En botanique : Les événements périodiques sont par exemple la floraison, la feuillaison, la fructification, la coloration des feuilles des végétaux. En zoologie, on note par exemple l'arrivée d'oiseaux migrateurs, l'apparition des larves et/ou formes adultes des insectes. L'apparition des événements chaque année est un indice d'éventuels changements de divers facteurs, dont climatiques et/ou micro-climatiques, mettant en jeu la température, la longueur du jour, la teneur en eau du sol et de l'atmosphère, etc.
HistoireLa phénologie est une science très ancienne (il était important pour les anciens agriculteurs / cueilleurs / chasseurs et pêcheurs de prévoir les dates de récolte, d'apparition des champignons ou des migrations animales, etc.). Phénologie des plantesLa phénologie des végétaux comporte plusieurs événements majeurs : la floraison, la feuillaison, la chute des feuilles, ... De nos jours, les études portent principalement sur le début et la fin de la période de croissance, c'est-à-dire les moments de reprise ou d'arrêt de la photosynthèse. Cependant, certains végétaux ne présentent pas de phénologie très marquée, c'est le cas notamment des plantes sempervirentes ou des plantes présentes dans les zones chaudes et humides. Facteurs déterminantsEn fonction des régions, différents facteurs agissent sur la phénologie des plantes:
Conséquences du changement climatique sur la phénologie...Les changements climatiques impliquent une modification des températures et les précipitations et donc de la phénologie. Avec des températures plus chaudes, on observera (et on observe déjà) dans les régions tempérées un printemps plus précoce et un automne plus tardif. A plus long terme, on pourra certainement observer également une extension des zones climatiques tropicales, ce qui modifiera le type de plante présent et les rythmes biologiques de celles qui survivront dans ces zones. Chez les plantes, en zone non-équatoriale, les événements printaniers tels que la floraison, la feuillaison arrivent déjà de plus en plus tôt au printemps alors que les événements d’automne tels que la coloration et chute des feuilles tendent à se produire de plus en plus tard (Localement, le phénomène dit de pollution lumineuse peut aussi être en cause, ralentissant aussi la chute des feuilles ; de plusieurs mois parfois sous les lampadaires). La phénologie a par exemple montré que les chênes ont en France gagné 10 jours de croissance supplémentaires par an entre 1962 à 1995[3]. Chez les arbres, en zone tempérée, et alors que la température moyenne n’a augmenté « que » de 0,6 °C en un siècle, le débourrement des arbres européens et nord-américains étudiés de 1974 à 2001 a déjà fortement évolué : les forestiers ou chercheurs ont noté[4] pour 8 essences (sur 10 étudiées) :
Dans le même temps les arbres ont (sauf en période de forte sécheresse) connu une croissance accrue en diamètre (cernes plus larges). Un autre indice phénologique a été constaté, bien que moins nettement marqué : c’est le recul de la date de coloration automnale des feuilles (de 0,7 jour par décennie sur 45 ans ; pour la période 1951 à 1996). Chez les animaux : Diverses espèces souffrent également des changements phénologiques, et cela risque de bouleverser des écosystèmes entiers comme Al Gore l'explique dans son film "Une vérité qui dérange". Un des symboles de ce problème est devenu l'Ours blanc qui ne peut survivre quand la banquise fond trop vite. ... et rétroactions sur le changement climatiqueSi l'on s'intéresse aujourd'hui principalement aux dates de début et de fin des périodes de photosynthèse, c'est que ce phénomène est un élément très important du cycle du carbone, puisqu'il fait intervenir le CO2 qui est un important gaz à effet de serre. Ainsi, un changement de phénologie influera sur la concentration en CO2 de l'atmosphère et donc sur le climat de demain. C'est aujourd'hui une des incertitudes majeures des modèles climatiques qui cherchent à expliquer et étalonner le réchauffement planétaire global. Dans les zones urbaines polluées, des arbres qui ont des feuilles plus longtemps dans l'année ne stockent pas nécessairement plus de carbone. Phénologie et altitude :La phénologie s'intéresse aussi aux gradients d'altitude ; Ainsi au printemps 2007 en Europe, des noisetiers poussant à 250 mètres d’altitude ont fleuri en moyenne 43 jours avant ceux qui poussent à 1 250 mètres. Chez le frênes, à floraison beaucoup plus tardive, le décalage n’est que de 28 jours[5]. Ces 2 espèces sont des ressources alimentaires importantes par exemple pour l'ours ou l'écureuil roux. Voir aussi
Liens externes
Notes et références
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