Protocole de Montréal

Article on other languages:

Pour les articles homonymes, voir Montréal (homonymie). Page d'aide sur l'homonymie
  Pollution  v · d · m 
Pollution de l'air
Pluie acideIndice de qualité de l'airAtmospheric dispersion modelingChlorofluorocarboneAssombrissement globalRéchauffement climatiqueBrume de beau tempsDiminution de la couche d'ozoneAérosolSmogPollution intérieure
Pollution de l'eau
EutrophisationDésoxygénationPollution marineAcidification de l’océanMarée noireRuissellementPollution thermiqueEaux uséesMaladie hydriqueQualité de l'eauEau stagnante
Pollution du sol
BioremédiationHerbicidePesticide
Pollution radioactive
Actinides dans le milieuRetombée radioactiveIrradiation aiguë
Autres types de pollution
Pollution lumineusePollution sonorePollution visuelle
Législations
Clean Air ActClean Water ActProtocole de KyotoWater Pollution Control ActProtocole de Montréal
Principales organisations
DEFRAEnvironmental Protection AgencyGlobal Atmosphere WatchGreenpeaceNational Ambient Air Quality Standards
Sujet relatif
Environnement

Le Protocole de Montréal est un accord international visant à réduire et à terme éliminer complètement les substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Il a été signé par 24 pays et par la Communauté économique européenne le 16 septembre 1987 dans la ville de Montréal, au Québec[1]. Aujourd'hui 191 pays sont signataires du Protocole de Montréal.

Ce protocole impose la suppression de l'utilisation des CFC (chlorofluorocarbones) sauf pour des utilisations qualifiées de critiques ou essentielles, de halons, bromure de méthyle et autres substances appauvrissant la couche d'ozone (HCFC (hydrochlorofluorocarbones), tétrachlorure de carbone, bromochlorométhane, hydrobromofluorocarbone, méthylchloroforme). Les CFC sont aujourd'hui définitivement supprimés à l'exception de quantités très minimes et indispensables (utilisation en médecine).

Il a été amendé en :

  • 1990 : Amendement de Londres (protocole de Londres) au Protocole de Montréal. Il ajoute des nouvelles substances chimiques (D'autres CFC, le tétrachlorure de carbone et le méthylchloroforme) ; il prévoit des mesures de transfert de technologies et un Fonds multilatéral d’assistance.
  • Acceptation : 5 juillet 1990
  • Entrée en vigueur : 10 août 1992
  • Nombre de ratifications : 186
  • 1992 : Amendement de Copenhague (protocole de Copenhague) au Protocole de Montréal. Il accélère l’élimination de plusieurs substances telles que le bromure de méthyle, l'hydrobromofluorométhane ou HBFC et les HCFC.
  • 1997 : Amendement de Montréal au Protocole de Montréal. Il bannit l’importation ou l’exportation de certaines substances et établit un système mondial de licences pour contrôler le commerce international des substances réduisant la couche d’ozone.

Sommaire

Actualité

Les délégués de 190 pays réunis à Montréal le 12 septembre 2007 ont pu saluer, 20 ans après la signature du protocole, la réussite du projet, qui se concrétise par un arrêt total de la production des chlorofluorocarbures prévu en 2010 et une estimation optimiste de la communauté scientifique : la couche d'ozone retrouvera normalement son état de 1980 entre 2055 et 2065. La tâche n'est cependant pas achevée : il était prévu d'éliminer les hydrochlorofluorocarbures, les principaux substituts des chlorofluorocarbures, d'ici à 2020 pour les pays industrialisés et 2040 pour les pays en voie de développement. Des chercheurs ont établi récemment que l'élimination précoce (10 ans plus tôt, soit en 2030) des hydrochlorofluorocarbures réduirait l'effet de serre dans une proportion supérieure à ce que doit permettre le Protocole de Kyoto sur le changement climatique ! Un accord a été conclu, lors de cette 19ème réunion des parties qui permet une accélération de la sortie de l'utilisation des hydrochlorofluorocarbures. En vertu de cette entente, la production de ces substances sera gelée en 2013 à son niveau moyen de 2009-2010. Les pays industrialisés arrêteront la production et la consommation en 2020, réduisant celles-ci à 75% en 2010 et 90% en 2015 (0,5% sont autorisés pour la maintenance). Les pays en développement réduiront de 10% en 2015, 35% en 2020, 67,5% en 2025, gardant 2,5% en moyenne sur les cinq dernières années pour la maintenance. Le succès du Protocole de Montréal montre que la communauté internationale est capable de résoudre les problèmes environnementaux. C'est un signal positif à suivre et à développer pour les nombreux autres problèmes environnementaux qui se posent encore à nous à l'heure actuelle.

Notes

  1. Source: Environnement Canada

Liens internes

Liens externes

This article is from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License.