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Ne doit pas être confondu avec République du Congo.
La République démocratique du Congo est le troisième plus vaste pays d’Afrique derrière le Soudan et l'Algérie et le plus peuplé d'Afrique centrale. C'est le pays le plus peuplé de la francophonie avec une population estimée à plus de 65 millions d'habitants[1],[2]. Elle est également appelée « Congo-Kinshasa » pour la différencier de son voisin la République du Congo ou « Congo-Brazzaville », ou encore simplement Congo quand la situation ne prête pas à confusion. C'était autrefois le Congo-Léopoldville, de l'ancien nom de sa capitale Kinshasa. Il a également porté le nom de Zaïre de 1971 à 1997. Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerai. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud[3]. Ces frontières ont été reconnues à l'issue de la Conférence de Berlin (1885). Le 1er août 1885 Léopold II de Belgique accepta la souveraineté sur l'État indépendant du Congo.Les atrocités inhérentes au système d'exploitation acharnée du caoutchouc rouge furent telles qu'elles indignèrent la communauté internationale de l'époque et obligèrent le roi des Belges à renoncer à son régime personnel au Congo. En 1908, l'État belge reprit l'exploitation de la colonie. L'indépendance intervint en 1960 après une colonisation belge. Joseph-Désiré Mobutu prend le pouvoir en 1965, et transforme la République en dictature. Par souci d’authenticité africaine, le pays a été rebaptisé Zaïre de 1971 à 1997. En 1997, une coalition dirigée par Laurent-Désiré Kabila renverse Mobutu. Mais les coalisés se brouillent quelques années après, plongeant le pays dans un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs centaines d’ethnies de groupes noirs africains différents forment la population du pays. Son économie est principalement du secteur primaire (agriculture et exploitation minière). Le français est sa langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo, lingala, tchiluba, swahili) sont des langues nationales.
HistoirePréhistoireLes plus anciennes traces de peuplement au Congo sont associées à un Pré-Acheuléen, découvert sur les sites archéologiques de la Mulundwa au Katanga, de Katanda 2 et de Sanga 5 au Kivu. Les galets taillées ou choppers ont un âge estimé à plus de 200 000 ans, sans qu'il soit possible d'être plus précis aujourd'hui. Le territoire du Congo-Kinshasa était anciennement peuplé uniquement par des chasseurs-collecteurs, peut-être en partie ancêtres des peuples pygmées actuels. Entre les traces d'un Pré-Acheuléen et l'arrivée des premiers villageois, le Congo sera toujours occupé par des groupes nomades, chasseurs-collecteurs, tailleurs de pierre, de cultures différentes. L'Acheuléen est attesté par de nombreuses découvertes isolées de bifaces et de hachereaux ainsi que par le site de La Kamoa au Katanga. Durant le deuxième millénaire avant J.C., le nord de l'Afrique équatoriale vit une vague de migrations de populations productrices de nourriture, néolithiques, parlant pour certaines des langues bantoues. Entre - 3 500 et - 2 000 ans, une première occupation villageoise dont l'épicentre se trouvait au sud-Cameroun, aboutit à l'installation d'un mode de production néolithique dans le nord et l'ouest de l'Afrique centrale. Au Congo, les premières traces de ces populations se matérialisent vers - 2 600 ans par la dite 'Tradition Imbonga' près de Mbandaka et du lac Tumba, et par la 'Tradition Ngovo' au bas-Congo à partir de - 2 300 ans. De l'autre côté du pays, au Kivu, on voit apparaître des villages de la 'Tradition Urewe'. Ces villages ne sont que l'extension occidentale de communautés productrices de nourriture, métallurgistes, installées surtout en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, dans l'ouest du Kenya et de la Tanzanie ; les plus anciennes traces y sont datées de - 2 600 ans. La métallurgie du fer se développe de manière indépendante à ces installations, les plus anciennes traces se découvrent en Afrique centrale au nord-ouest (sud-Cameroun et zone de Bouar en Centrafrique), et au nord-est (Région Interlacustre). Au Congo-Kinshasa, le fer n'est pas connu dans la région occupée par la 'Tradition Imbonga' ; ce n'est que plus tard vers - 2 000 ans que l'on travaillera ce métal (sites de Pikunda et de Munda). Vers la même époque, le bas-Congo connaît ses premières fontes du fer dans le cadre de la 'Tradition Kay Ladio' qui suit dans le temps la 'Tradition Ngovo'. Au Kivu, dès l'installation des premières communautés villageoises, il est probable que le fer est présent, comme l'attestent les nombreux fours de réduction du fer bien connus au Rwanda et au Burundi. Plus tard, comme l'indiquent des recherches allemandes sur les affluents du fleuve Congo, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d'eau de l'aval vers l'amont ; des travaux espagnols dans l'Ituri suggèrent qu'il faut attendre - 800 ans pour rencontrer les premiers villages dans certains secteurs de la forêt. Royaumes et empiresVers la fin du Moyen Âge, différentes populations, alors organisées en chefferie, s'édifient en royaumes (luba, kuba, lunda, kongo, etc.) qui, pour certains, voient leurs apogées correspondre avec les premiers contacts avec les Européens du XVe siècle. Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant avec les esclavagistes sur la côte et entre eux à l’intérieur du continent. Certains royaumes s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par delà leurs frontières. Le commerce se fait par portage ou voie fluviale. Ces populations ne connaissaient pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas, les différents royaumes n’ont pas de frontières exactes (le territoire d'une petite ethnie comprend à peu près 5000 km²). Beaucoup ne connaissent pas la monnaie et font du troc, les membres d'une même chefferie s'entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d'une génération à l'autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents. Les rois ou empereurs n’ont pas de véritable pouvoir. Ce sont plutôt les chefs de villages qui ont de l’autorité. Les royaumes sont plutôt le résultat d’unions temporaires de différents regroupements de villages de même langue pour se défendre contre une ethnie voisine. La traite des noirs s’étend jusqu’à l’intérieur du continent et correspond, avec la traite de l’ivoire, à l’essor économique ou au déclin des différents royaumes. Elle a eu surtout un impact démographique sur l’est du pays et a fait pâtir la tradition orale. Les Européens se limitèrent aux régions côtières jusqu’à la moitié du XIXe siècle. À l’est du pays, aujourd’hui Ituri et Kivu, les Arabo-swahili répandirent l’islam et pratiquèrent également la traite négrière. ColonisationChronologie1874-1877 : Exploration du fleuve Congo par Henry Morton Stanley Congo belgeDès les années 1940, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d'en bas » (Bas-Congo et Bandundu) parlant le kikongo et celle des « gens d'en haut » parlant le lingala, venant de l'Équateur d'abord et finalement de tout l'intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d'abord culturelle et finalement politique, l'Alliance des Bakongo (ABAKO), dont Joseph Kasa-Vubu devint président en 1954. Son rêve devint de rétablir l'ancien royaume Kongo de l'époque portugaise, en fait celui des Bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l'indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu'il s'agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les évolués « d'en haut », venant de régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l'émancipation de l'Afrique » du Professeur belge Van Bilsen, publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1er juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l'ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l'heure est venue, il faut accorder aujourd'hui même l'indépendance immédiate ! »
L'indépendance de la première République du CongoLe Congo belge devint indépendant en 1960 en tant que « République du Congo », tandis que l'ancienne colonie française voisine du Moyen-Congo adoptait le titre de République congolaise. L'assassinat de Patrice Lumumba en 1961 et la reprise du Katanga et du Sud-Kasaï (qui avaient fait sécession au lendemain de l’indépendance) marqueront le début de l'ascension de Mobutu Sese Seko. La première guerre du Congo commença en 1964 après la prise de tout le Nord-Est du pays ainsi qu'une petite partie de l'Est (Lacs) par les disciples de Lumumba. Les populations furent enrolées de force et beaucoup d'exécutions furent signalées. La première République démocratique du Congo sous MobutuMobutu Sese Seko s'emparera définitivement du pouvoir en 1965. La libération de Stanleyville fut le précurseur des années de guerre jusqu'en 1966. Toute cette région aura vu des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il aura fallu l'intervention des troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage. Malheureusement ce ne fut que de courte durée et depuis les guerres se succèdent. Le titre « République démocratique » fut adopté en 1966[réf. nécessaire] (dès lors il n’y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi changer en « République du Congo »), mais les deux républiques du Congo étaient généralement distingués par leur capitale, à savoir Congo-Léopoldville et Congo-Brazzaville. La Zaïrianisation forcée sous le régime de MobutuZaïre fut entre 1971 et 1997 le nom porté par l'actuelle République démocratique du Congo, ainsi qu’alors par sa monnaie et par le fleuve Congo qui donne au pays son seul accès à l’océan Atlantique dans la ville portuaire de Banana (dans un étroit corridor sur la rive gauche du fleuve traversant le territoire de l’Angola, qui dispose de la rive droite, et dont il crée une petite exclave sur la côte Atlantique entre le nord du fleuve et la frontière de la république voisine du Congo). Dans les années qui suivirent la prise du pouvoir par le général Joseph-Désiré Mobutu, ce dernier entama à partir de 1972 une campagne d'« authenticité ». Le pays fut renommé « République du Zaïre », d'après un mot local pour rivière. Le général Mobutu devint Mobutu Sese Seko et obligea tous ses concitoyens à adopter des noms africains (suppression des prénoms à connotation occidentale, et rajout d'un « postnom »). L'abacost est promulgué. Une nouvelle monnaie - le zaïre divisé en 100 makuta (singulier likuta) - remplaça le franc. De nombreuses villes furent rebaptisées :
À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont confisqués (zaïrianisation). C'est le prélude au départ de nombreux étrangers qui quittent le pays. L'économie commence à péricliter. Le régime semble absent dès les années 1990. La seconde République démocratique du CongoMobutu est renversé par Laurent-Désiré Kabila en 1997 lors de la Première guerre du Congo, le pays retrouva son nom de République démocratique du Congo. Actuellement l'ONU maintient la présence de militaires de différents pays dans le cadre de la MONUC, mais les violences continuent. La guerre aurait fait 3,8 millions de morts (chiffres d'un responsable congolais commentant un rapport de la commission des droits de l'Homme de l'ONU, 2003 [4]). PolitiqueConstitution :
Président (liste) :
Premiers ministres (liste) :
Gouvernement (liste) : ProvincesLe Congo est divisé en 11 provinces. La constitution de la IIIe République prévoit 26 provinces, celle-ci seront effective une fois les institution de la nouvelle république en place. GéographieLa République démocratique Congo s’étend de l’Océan atlantique au plateau de l’est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo véritable colonne vertébrale du pays. Troisième plus grand pays d'Afrique, grand comme quatre fois la France, quatre-vingt fois la Belgique, 33 fois plus grand que le Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), une fois et demie plus que le Québec (Canada)[3], ou encore grand comme la partie des États-Unis située à l'est du Mississippi, c’est le 12e état du monde par sa taille avec ses 2 345 409 km². Le pays souffre d'un manque de voies de communication fiables. En raison de sa grande superficie, de ses énormes richesses et de son importante population, la République Démocratique du Congo est l’un des «géants» de l’Afrique, avec l’Égypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud au centre de l'Afrique.[3] Elle est traversée par l'équateur et comprend trois climats : le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne. Elle possède deux fleuves, dont le Congo, deuxième plus grand fleuve d'Afrique, qui la traverse presque totalement. Économie
Taux de croissance du PIB et volume et de PIB par habitant
Autrefois les régions congolaises étaient impliquées dans le commerce triangulaire, la déportation d´esclaves contre des produits finis ou des fruits d´Amérique était assurée par les trafiquants européens.Ceci a enlevé la main d´œuvre dont les sociétés africaines avaient besoin pour se développer, mais a permis aux Américains de bâtir des économies puissantes (Europe et États-Unis), Mais l'ancien du Kongo lui aussi a pu se développer par les guerres en faisant prisonniers les esclaves et en les revendant aux commerçants Arabes, Européens et Américains. En cela l´esclavage fut un véritable plat d´Esaü. Depuis la colonisation belge, l’économie est fortement tournée vers l’exportation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n’a été développée : elles n'étaient pas désirées par les colonisateurs qui souhaitaient laisser le Congo dépendant, et les indépendantistes n’ont pas pu les développer. Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques…). Dans le détail, la République Démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s’est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause des détournemnents de fond. Voici une liste des ressources minières par province:
Le pays ne compte pas seulement une industrie minière, les grandes villes comptent aussi des industries alimentaire, textile, chimique, cde montage (chanimetal) et des chantiers navals. L’industrie des télécommunications sans fil était d’abord sous le monopole de la compagnie Télécel. Depuis la libéralisation, elle se partage entre des sociétés comme Starcel Congo, Vodacom, Celtel, SAIT Telecom (Oasis), Congo Chine Télécoms, Sogetel, Supercell, Tigo etc. DémographieVu sa taille, le Congo-Kinshasa est peu peuplée[5], la population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des lacs; le nord et le centre du pays, domaine de la jungle sont quasiment vides. L’exode rural à gonflé les villes et surtout Kinshasa. Les grandes agglomérations sont Kinshasa (8 millions d’habitants), Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi, Kananga, Mbandaka, Bukavu, etc. La traite esclavagiste des Portugais à l’Ouest et celle des Arabo-swahilis à l’Est a considérablement vidé un territoire grand comme l’Europe de l’Ouest. Le régime de Léopold II a conduit à des massacres de grande ampleur et encore plus diminué la population. Ce n’est qu'avec la crise de 1929 et la fin de la seconde guerre mondiale que la population commence à augmenter rapidement. Le régime de Mobutu a encouragé la natalité d’après le slogan « plus de population pour avoir plus de poids sur la scène internationale ». Avoir beaucoup d’enfants assure, à l’époque, une meilleure retraite et plus de respect dans la société. Le peuple congolais est composé de plus de plusieurs centaines d’ethnies – certains donnent le nombre de 200 [2], 250 [3],[6], plus de 365[7],[8], 400 [9] ou 450 [10],[11]– formant différents groupes. Néanmoins, de nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaître au profit de celles des grosses ethnies. Groupe Bantou (80 % de la population) :
Groupe Soudanais : Groupe Nilotique : Groupe Chamite : Groupe Pygmée :
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Réfugiés dans la République démocratique du CongoLa République démocratique du Congo abritait environ 177 500 réfugiés et demandeurs d'asile à la fin de 2007. Ceux-ci provenaient de l'Angola, du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda et du Soudan[12]. SocialÉducation et RechercheDu fait de la carence de l’État, le système éducatif au Congo est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est de 52% et le taux général d’analphabétisme (en 2004), très élevé – 33.2% –, atteint 43.3% chez les femmes. La scolarisation primaire a diminué à cause de l’isolement des régions, de l’incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d’entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l’instruction. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 20$ par mois. Le programme national prévoit l’école universelle à l’horizon 2015, mais l’objectif ne paraît malheureusement pas crédible[13]. La recherche scientifique et technologique est menée tantôt sous la direction du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et tantôt sous la direction du Ministère de la Recherche Scientifique et Technologique. SantéDe manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants : le taux de mortalité infantile est passé de 12,5 pour mille en 1990 à 17,0 pour mille en 2000, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement, l’espérance de vie était de 42 ans en 2002 contre une moyenne africaine de 51 ans, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent. Le paludisme fait des ravages en RDC. De plus, des maladies autrefois éradiquées comme la trypanosomiase, la lèpre et la peste ont resurgi, et la pandémie du VIH/SIDA touche plus de 4 pour cent de la population entre 15 et 49 ans. Le chiffre pourrait s’élever à 20-22 pour cent dans les provinces orientales où il y a encore quelques troubles. Selon les dernières estimations, environ 750 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents en raison de la maladie[14]. Cette situation perdure dépuis déjà des décennies. Pauvreté et inégalitéLa République démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec des inégalités très marquées malgré ces multiples et diverses richesses. Cette situation trouve pour la plupart l'explication dans des différents conflits à des effets dévastateurs qu'a connu ce pays. Les violations des droits humains, - résultat des conflits armés - en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. En 2002, 80% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour. Près de 44% des femmes et environ 22% des hommes n’ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l’Est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du Sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa, de 323 dollars, dix fois plus qu’à l’Est. La pauvreté se manifeste par la malnutrition qui touche entre 30 et 50% des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. De nombreux groupes vulnérables se sont formés (réfugiés, orphelins, enfants déscolarisés ou enfants soldats) qui manquent de soins et de nourriture[15]. CultureLa culture congolaise est très diverse car le Congo-Kinshasa est composé d'une centaine de groupes ethniques, en majorité bantous, et s'étend de l'embouchure du fleuve Congo, puis dans la forêt du bassin du Congo jusqu’à la région des grand-lacs et la savane. La bibliothèque rétrospective de la Rd-Congo : 1960-2004, éditée par les Presses de la Médiathèque francophone de la Funa recense plus de 9 000 notices bibliographiques, plaçant la République démocratique du Congo parmi les premiers pays d’Afrique francophone dans la publication d'œuvre. LanguesAvec plus de 66 millions d’habitants estimés en 2008, selon certaines sources, [2] le Congo-Kinshasa est désormais le premier pays francophone du monde, devant la France. Mais seulement une minorité parle couramment le français, et ce bien que l'éducation secondaire soit en français à travers le pays. [16] La population du Congo parle plus de 200 langues.[3] Sur le plan linguistique, cette ancienne colonie belge est l'un des pays les plus multilingues de toute l'Afrique. En effet, l'Atlas linguistique du Zaïre dénombre 221 langues pour une population totale (estimée en 1996) à 42,2 millions d’habitants, c'est-à-dire une langue par tranche de 190 000 locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne. Tous les Congolais parlent l'une des quelque 200 langues «ethniques»[3], voire plus de 400 dialectes. La majorité des Congolais parle plusieurs langues. Généralement ils parlent couramment une langue et se débrouillent dans une ou plusieurs autres, souvent une des langues nationales. Jours fériés
DiversLa République démocratique du Congo a pour code pays (nom de domaine Internet) CD. (Le code ZR est obsolète).
CodesLa République démocratique du Congo a pour codes :
Voir aussiHistoire & politique | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||