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L’Union africaine (UA) est une organisation d'États africains créée en 2002, à Durban (Afrique du Sud). Elle a remplacé l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 2002. La mise en place de ses institutions (Commission, Parlement panafricain et Conseil de paix et de sécurité) a eu lieu en juillet 2003 au sommet de Maputo (Mozambique). Son premier président a été le Sud-Africain Thabo Mbeki, ancien président de l'OUA. Créée à l'image de l'Union européenne, ses buts sont d'œuvrer à la promotion de la démocratie, des droits de l'homme et du développement à travers l'Afrique, surtout par l'augmentation des investissements extérieurs par l'intermédiaire du programme du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Ce programme stipule que la paix et la démocratie sont des préalables indispensables au développement durable. Les objectifs de l'Union africaine comportent la création d'une banque centrale de développement.
Organes de l'UASes organes sont :
Pays membresIl y a actuellement 53 membres de l'UA, soit tous les pays d'Afrique, à l'exception du Maroc. Ce dernier s’est retiré de l’OUA pour protester contre l’admission dans l’organisation de la République arabe sahraouie démocratique en 1982. Suite au coup d’État du 3 août 2005 et la prise du pouvoir par le Conseil militaire pour la justice et la démocratie présidé par Ely Ould Mohamed Vall, la Mauritanie a été suspendue de l'Union africaine conformément à l’article 4 de sa charte qui interdit les coups d'État. Origine de l'UAL’Union africaine est née de la volonté de relancer le processus d’intégration politique, qui apparaît indispensable aux yeux des dirigeants africains pour la croissance économique du continent. L’impulsion aurait été donnée par le président libyen Mouammar Kadhafi en 1998. Comme lors de la création de l'OUA, les conceptions fédéralistes et les souverainistes s’affrontent. Selon les analyses, le résultat est une organisation de compromis. Deux changements notables dans la nouvelle organisation :
Préventions des conflits
Aéroport de Kigali au Rwanda : des policiers ougandais ayant participé pendant un an à la mission de l'Union africaine dans la Guerre civile au Darfour montent à bord d'un C-130 du Botswana.
L'OUA, ancêtre de l'UA prônait le respect de la souveraineté et la non-ingérence. À l’inverse, l’UA se donne un droit d’ingérence dans certaines situations (génocide, crimes de guerre). Elle joue depuis sa création un rôle dans ce domaine. L'UA est notamment intervenue au Togo en 2005 : une crise ouverte est évitée à la mort du "président" Gnassingbé Eyadéma permettant au fils Eyadema de prendre la place de son père. Elle est aussi intervenue pour la reprise des processus démocratique, comme en République centrafricaine et au Burundi. Les deux acteurs au sein de l’UA agissant dans ce domaine sont le président de la Conférence des chefs d’État et le Conseil de paix et de sécurité (CPS). Sa première mission en temps que force de maintien de la paix durant la Guerre civile au Darfour a consisté à déployer en 2007 environ 6 000 militaires, lors de l'operation AMIS. Mais ceux-ci ne sont pas suffisant face à l'ampleur de la tâche. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS)Créé en 2003, le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine est composé de 15 États : Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, République du Congo, Éthiopie, Gabon, Ghana, Kenya, Lesotho, Libye, Mozambique, Nigeria, Sénégal, Soudan et Togo. Son premier sommet a eu lieu les 10 et 11 janvier 2005 à Libreville, au Gabon. Il était consacré à la situation en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo et au Darfour. Déclaration sur la souveraineté africaineEn mai 2004, la Commission de l'Union africaine émettait un Plan stratégique dans lequel pour la première fois, le continent africain désignait l'occupation étrangère de pays ou territoires considérés comme africains. Au total, huit territoires sont revendiqués:[2]
Repères chronologiques
Notes et références
Voir aussi
Lien externe |
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