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Walt Disney Pictures est une filiale à l'origine de la société fondée par Walt Disney, la Walt Disney Company : cette branche est son métier de base. Cette filiale assure la production cinématographique sous le nom Disney, marque ayant une vocation plutôt familiale. Walt Disney Pictures est la marque associée aux productions cinématographique de Disney que depuis le milieu des années 1980 après que la Walt Disney Company a créé, à partir d'un service alors interne, une filiale à part entière. Walt Disney Pictures est souvent nommée Studios Disney ou Walt Disney Studios mais ce terme regroupe différents éléments, que ce soit les studios de tournage, des animateurs, dont certains aujourd'hui fermés, ou la société. Voir : Walt Disney Studios. Depuis les années 1980, Walt Disney Pictures co-produit régulièrement ses films avec d'autres studios tels que Silver Screen Partners, Jerry Bruckheimer, Spyglass Entertainment et Walden Media. OrganisationWalt Disney Pictures ne distribue par elle-même ses productions. Au sein du groupe Disney, la distribution est assurée par la division Walt Disney Studios Distribution. Ainsi l'édition des VHS/DVD est assurée par la société/marque Walt Disney Home Entertainment. La division de la distribution dépend directement de Walt Disney Studios Entertainment alors que Walt Disney Pictures dépend du Walt Disney Motion Pictures Group lui-même dépendant du précédent. Walt Disney Pictures est découpée depuis 2007 en trois entités :
HistoriqueL'histoire des studios, sous leurs différentes appellations, est intimement liées à celle de la Walt Disney Company :
Les courts métrages d'animationEn 1923, Walt Disney et son frère Roy Oliver fondent un studio d'animation qu'ils baptisent Disney Brothers Studios[1]. Les deux frères ont alors fait l'acquisition d'une caméra Pathé qu'ils utilisèrent jusqu'à son remplacement en 1930 par une caméra Universal[2]. Ils ne produisent alors que des courts métrages, d'abord les Alice Comedies (1923-1927) puis les Oswald le Chanceux Lapin (1927-1928), les Mickey Mouse (à partir de 1928) et les Silly Symphonies (1929-1939). En 1925, l'équipe des frères Disney emménage dans des studios sur Hyperion Avenue dans le district de Silver Lake à Los Angeles[3]. En 1926, le studio des frères Disney se rebaptise Walt Disney Studio puis en 1929, Walt Disney décide de scinder la société en quatre, le studio devenant Walt Disney Productions.
Vers 1929, les studios d'animations comportent alors que quelques animateurs répartis en deux équipes[4] :
Rapidement les équipes s'étoffent pour assurer l'importante production des studios. On dénombre ainsi seize animateurs pour le seul court métrage En plein boulot (1931)[5], la plupart étant nommé officiellement pour la première fois comme animateur après une période de formation. En 1931, Walt Disney crée un département des scénarios, dirigé alors par Ted Sears, composé d'animateurs qui comme Walt l'explique lui-même « pensent en dessins, et c'est avec ces dessins que nous racontons nos histoires, pas avec des mots »[6]. Au niveau graphique, le studio commence à produire en 1932 sous l'impulsion de Walt des Silly Symphonies avec le tout nouveau procédé Technicolor. Ce système permet d'utiliser tout le spectre de l'arc-en-ciel transformant les publicités d'alors en monde coloré. Le premier dessin animé en couleur est la Silly Symphony, Des arbres et des fleurs (Flowers and Trees) qui venait juste d'être terminée mais en noir et blanc. Disney négocie avec Technicolor une exclusivité de deux ans sur son procédé de couleur afin de pouvoir, espère-t-il, rentrer dans ses frais, très élevés en raison du coût exorbitant de ses productions, encore décuplé par le nouveau procédé[7],[8]. Au niveau sonore, la Parade des nominés aux Oscars 1932 (18 novembre 1932) est le premier court métrage de Disney à utiliser le système RCA Photophone, suivi par L'Atelier du Père Noël (10 décembre 1932, première Silly Symphony)[9] et Building a Building (7 janvier 1933, premier Mickey Mouse). Les premiers longs métrages d'animationA partir de 1934, Walt Disney décide de se lancer dans un nouveau défi, la production de longs métrages. Walt Disney Productions voit alors son organisation se scinder en deux importants services, celui des courts et celui des longs métrages. En 1935, le studio crée un département "effets spéciaux d'animation" dirigé par Cy Young. Le premier long métrage, Blanche-Neige et les Sept Nains sort en 1937, son succès a permis à la société Walt Disney Productions de racheter en 1938 les trois autres sociétés nées en 1929. Certain de son succès, Walt Disney avait lancé la production d'autres longs métrages comme Pinocchio (1940), Fantasia (1940), Dumbo (1941) et Bambi (1942). La production de courts métrages se poursuivait aussi à un rythme effréné avec par exemple 14 films en 1937[10], 18 en 1938[11]. Toutefois la Seconde Guerre mondiale a réduit les effectifs, les revenus et le nombre de productions du studio. Une équipe du studio part alors en Amérique Centrale et du Sud et réalise des compilations de moyens métrages aux couleurs latines. Le reste des équipes se concentre sur des courts métrages à vocation militaire dont certains de propagande. La production de compilation de moyens métrages se substitue alors à celle des longs métrages. Mais cette période est aussi marquée par la production d'insignes militaires (Voir ci-dessous). Une fois le conflit fini, la société a repris ses productions de longs métrages et de courts métrages d'animation mais a ajouté la production de films en prise de vue réelle, principalement à cause d'actifs financiers bloqués au Royaume-Uni. Le studio produit alors des films célèbres comme L'Île au trésor (1950) et 20 000 lieues sous les mers (1954). On peut noter que la série des Silly Symphonies s'est arrêtée officiellement en 1939, malgré la poursuite de la production de courts métrages indépendants. De même la série des Mickey Mouse s'est stoppée entre 1942 et 1947 pour reprendre de manière sporadique jusqu'à son arrêt en 1953. Début dans la télévision et les filmsLes années 1950 marquent aussi l'apparition de programmes télévisées Disney, des émissions de divertissements regroupant des séries en prises de vue réélles, des activités et des (re)diffusions de courts métrages. L'émission emblématique de cette époque est The Mickey Mouse Club, produite par les studios. L'activité télévisuelle sera produite sous le nom Walt Disney Productions jusqu'à la création des filiales spécifiques dans les années 1980, Walt Disney Television et Walt Disney Pictures. En 1956, Walt Disney décide de stopper la production de courts métrages, le studio se concentre alors sur les longs métrages et la télévision[12]. De plus les dessins animés coutent alors 75 000 $ chacun, ce qui est difficile à rentabiliser uniquement par une exploitation en salle, la télévision drainant le public des cinémas[13], comparé aux 35 000 $ en 1935 nécessitant 18 mois de commercialisation[14]. Aux débuts des années 1960, le département des Encrages et peinture du studio réduit son effectif avec l'introduction du système de reprographie Xerox[15].
Les années 1970 sont marqués par le décès en 1966 de Walt Disney et de l'absence de projets d'envergure pour la branche cinématographique de la société Walt Disney Productions. La société se voue essentiellement à réaliser les dernières volontés de son fondateur en construisant le parc Walt Disney World Resort en Floride[16]. On peut quand même noter la sortie de quelques films importants dont :
Ce dernier film est devenu l'une des principales franchises des studios Disney et de la société entière. Le sommeil apparent des années 1960 à 1980 est une conséquence de la maladie puis de la disparition de Walt Disney. Walt lançait toujours sa société sur plusieurs projets de front que ce soit pour les films ou le reste. Ainsi jusqu'à quatre films d'animation étaient en production dans les années 1940 et au moins une demi-douzaine dans les années 1950. Création d'une filiale cinématographique du groupe DisneyIl semble que c'est en partir à cause de cette accalmie qu'un groupe d'investisseurs à voulu prendre le contrôle de la société au début des années 1980. Divers changements arrivent à cette période... dont les premiers sont, avant même le renommage de Walt Disney Productions en The Walt Disney Company, la création de filiales indépendantes pour assurer les différentes productions. Le 1er avril 1983, Walt Disney Productions crée à partir du département "animation et films" (Pictures) une société à part entière mais filiale à 100%, Walt Disney Pictures. Le studio qui produisait auparavant tous les films de Disney se recentre sur les productions pour la famille, essentiellement avec la création de Touchstone Pictures en 1984. La marque devient un synonyme du studio d'animation Disney. En novembre 1984, une division-filiale est créée spécialement pour les séries télévisées : Walt Disney Television Animation[17]. De plus, Walt Disney Productions prend le nom de Walt Disney Company, suite à l'arrivée de Michael Eisner et Frank Wells à la tête de la société. La nouvelle direction lance de nouveaux projets que ce soit pour les films et les autres secteurs de la société. En 1986, Walt Disney Pictures est « amputée » de sa division principale, celle des films d'animation longs-métrages, qui devint une filiale sous le nom de Walt Disney Feature Animation. En 1988, David Hobermann est nommé président de Touchstone Pictures et de Walt Disney puis en 1994 de la division Motion Pictures avant de partir début 1995 pour devenir un producteur indépendant[18]. Toutefois le service animation se lance dans la création de plusieurs studios en dehors du siège de Burbank : voir Walt Disney Animation Studios. Un nouvel âge d'or des longs métrages d'animationComme résultante à ces nombreux changements organisationnels, la production de dessins animés est fortement relancée par la direction de Disney. Cette période est marquée par la sortie de grands films comme La Petite Sirène (1989), Le Roi Lion (1994). Depuis 1991, Walt Disney Pictures organise certaines premières de ses films au El Capitan Theatre racheté en rénové pour cette raison. Conversion au numériqueAu début des années 1990, le studio utilise de plus en plus l'informatique dans ses productions. Un des éléments, inspiré par la volonté d'innovation de Walt Disney, est la collaboration entre Disney et la jeune société Pixar pour la réalisation d'un film totalement en image de synthèse : ce sera Toy Story (1995). Depuis 1996, Walt Disney Pictures assure la distribution à l'international des films du Studio Ghibli au travers de Buena Vista International. Le premier DVD édité par Disney est sorti le 2 décembre 1997. Conservation de l'animation traditionnelleEn 2005 la division animation de Disney avait décidé de ne produire plus que des films en animation de synthèse mais suite au rachat de Pixar Animation Studios, le studio est revenu au dessin traditionnel. Le 4 décembre 2006, la société a annoncé le retour à la production de courts-métrages avec Dingo[19], afin de "rechercher de nouveaux talents" mais annonce, le lendemain, le licenciement de 160 animateurs (soit 20% des effectifs) [20]. En 2007, suite au rachat de Pixar et à une politique d'harmonisation des filiales (se traduisant par la suppression du terme Buena Vista) Walt Disney Feature Animation devient Walt Disney Animation Studios. Le 8 avril 2008, le studio annonce les 10 prochaines sorties de films d'animations prévue jusqu'en 2012[21]. Huit des dix films sont des productions en animation de synthèse. Les films prévus sont : WALL•E (28 juin 2008), La Princesse Grenouille (Noël 2009), Volt, star malgré lui (26 novembre 2008), Up (29 mai 2009), Toy Story (ressorti, 2 octobre 2009), Toy Story 2 (ressorti, 12 février 2010), Toy Story 3 (18 juin 2010), Princesse Raiponce (Noël 2010), Newt (Été 2011), The Bear and the Bow (Noël 2011), Cars 2 (Été 2012), Le Roi de Elfes (Noël 2012). Le 3 octobre 2008, Disney annonce la production en Inde de quatre films mais comme studio en indépendant et non plus des co-production avec de studios locaux[22] Les productions
CinémaCourts métragesLe court métrage était le seul format existant en animation lorsque les studios Disney débutèrent leur production au milieu des années 1920. Courts métrages « Classiques »Walt Disney Pictures réalisa des centaines de courts métrages qu'il est possible de classer selon leurs héros ou leur thèmes :
Autres courts métrages
Moyens métragesBien que la catégorie ne soit pas officielle, elle regroupe les films entre 20 et 60 minutes. Moyens métrages d'animationLes studios Disney ont réalisés plusieurs moyens métrages. La plupart ont toutefois été regroupés sous la forme de "films à sketches", tels les classiques des années 1940-50 Saludos Amigos ou Coquin de printemps. Moyens métrages en prises de vues réellesLong métragesLongs métrages d'animationWalt Disney et son studio se lancèrent dans le long métrage d'animation en 1934 et sortirent leur premier film en 1937, Blanche-Neige et les Sept Nains . Depuis cette date, les sorties de longs métrages Disney sont devenues presque régulières, voir annuelles selon les périodes. Longs métrages en prises de vues réellesLe studio Disney a depuis la fin des années 1940 réalisé des films sans aucune animation ou parfois mélant plus ou moins les deux. TélévisionLa filiale "dessins animés télévisés" de Disney produisit et produit encore de nombreuses séries et téléfilms. Insignes militairesLa période de la Seconde guerre mondiale est marquée par la création par les studios Disney de nombreuses insignes miltaires à la demande des bataillons, escadrilles et autres divisions de l'armée américaine[25],[26]. Plus de 1 200 insignes seront créés par des artistes sous la direction de Hank Porter et Roy Williams, insignes pour la plupart avec des personnes de Disney, choisi ou non pas les demandeurs comme pour les Flying Tigers qui avaient une idée précise, mais Mickey Mouse fut rarement utilisé[25]. Il faut savoir que d'autres studios ont à l'époque été sollicités et des journaux locaux ont même imprimé des albums avec des sélections d'insignes[25]. Les directeurs
Voir aussiLes textes originauxLes textes originaux de certains dessins animés sont disponibles dans le domaine public.
Notes et références
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