Premières céramiques et culture intensive du maïs dans les Andes péruviennes.
Afrique
Site de chasseurs-cueilleurs de Gwisho, en Zambie : bâton à fouir utilisé pour déterrer les racines et les tubercules, flèche de bois, montée probablement jadis d’une pointe de roseau et empoisonnée.
Égypte : La période du XXe siècle av. J.-C. au XVIe siècle av. J.-C. est connue sous le terme de Moyen empire égyptien. Ce fut une époque de paix et de prospérité, cependant troublée par l'invasion des Hyksôs. La capitale est Thèbes.
L’onomastique montre qu’au début du IIe millénaire av. J.-C. trois groupes occupent l’Anatolie : les proto-hittites, ou Hatti, qui rassemblent toutes les populations établies de longue date et qui ont souvent fusionné. Ensuite les Hourrites, numériquement dominant dans certaines régions, parfois maîtres de cités. Enfin les Hittites et les peuples qui leurs sont apparentés comme les Nésites et les Louvites, que l’on retrouve dans les territoires occidentaux.
Les Hittites, peuple indo-européen venu de l’est de l’Europe par le Bosphore ou le Caucase sont arrivés, au moins pour certains d’entre eux, au IIIe millénaire av. J.-C., comme le suggèrent les affinités profondes existant entre la civilisation hittite et celles de cités comme Acala Hüyük. Le mot « Hittite » regroupe trois peuples (luwili, palaumnili, nashili) arrivés à des époques différentes mais parlant des langues très proches. C’est par petits groupes, sporadiquement, qu’ils se sont installés au pays des Hatti. L’impression domine donc qu’ils n’ont représenté qu’une minorité et leur langue ne comporte pas plus de 20% de mots indo-européens.
Les Hittites adoptent un système hiéroglyphique propre de 400 signes environ, mis lentement en place à partir du début du IIe millénaire av. J.-C. Il est utilisé dans les inscriptions monumentales ou dans les sceaux à partir du XIVe siècle av. J.-C. Il survivra un peu à l’effondrement de l’empire, mais n’aura pas de réelle postérité.
Les Hourrites, originaires du Caucase et attestés dès le milieu du troisième millénaire, créent des royaumes en Syrie et en Palestine. Ils adoptent l’écriture cunéiforme et la langue akkadienne.
Chez les Hourrites, les crimes ne sont sanctionnés que par des amendes. La femme occupe une position privilégiée et jouit de droits très étendus. Ils parlent une langue agglutinante très différente des parlés sémitiques ou indo-européens.
Destruction de Troie lors des migrations indo-européennes.
Époque des palais en Crète (-2000, -1400) : Cnossos, Phaistos, Tylissos, Malia, Haghia Triada, Zakros. Des agglomérations urbaines apparaissent, qui succèdent, sur le même emplacement, à des communautés agricoles restreintes. Ces premiers palais sont des édifices prestigieux, organisés autour d’une cour rectangulaire, qui comportent des magasins de stockage, des pièces à fonction religieuse et des salles d’apparat avec colonnes. Ils supposent un pouvoir central et la participation de la communauté pour leur construction.
La civilisation crétoise utilise des bateaux à voiles, qui permettent un commerce prospère avec l’Égypte (vases de pierre, ivoires, sceaux égyptiens contre poterie crétoise, cuivre, étain, lin, laine, bois, etc.). Des relations régulières semblent exister avec les Cyclades (Théra, Mélos, Céos) et Égine, et de là avec l’Attique et la Thessalie. Une colonie crétoise est attestée à Castri, sur l’île de Cythère, qui permet les relations avec le Péloponnèse (Lerne et Haghios Stéphanos).
La société crétoise semble être une société de justice et de liberté, où le développement de l’économie de marché et une importante division du travail vont de pair avec l’individualisme et la libération de tous les éléments de l’esprit et de la culture. La femme a une position forte à tous les niveaux de la vie économique, sociale, politique et religieuse. Sa prospérité conduit la Crète à un éblouissant épanouissement culturel.
Le site de Kolonna, à Égine, avec ses remparts puissants, son importance commerciale, la présence sur ses vases de « marques de potiers », possède une organisation politique avancée.
A Égine (site de Kolonna) transitent les vases cycladiques. La ville produit elle-même des céramiques et des meules de pierre, exportées vers l’Attique, la Béotie, l’Argolide et l’Eubée. On y a trouvé le premier four métallique complexe de cette époque.
Dans les Cyclades, croissance des villes, souvent fortifiés. Développement de la métallurgie et des structures économiques. Échanges avec la Grèce et la côte Anatolienne.
Disparition totale dans les Cyclades des figurines en marbre.
En Grèce continentale, la culture minyenne (céramique monochrome lissée) reste villageoise et peu hiérarchisée. Stagnation économique.
En Australie, la tombe 108 de Roonka Flat, comprend un corps d'homme et celui d'un enfant, avec vêtements de peau agrafé, frange de plumes d'oiseau, pendentif en os, collier, traces de teinture d'ocre. Le crâne de l'adulte porte un bandeau de 2 rangées d'incisives de wallaby percées et disposées.
En Corée, introduction tardive du millet dans l'agriculture, en provenance de Chine.
En Crète, construction du premier palais de Cnossos.
Invention de la roue à rayons et à jante, plus légère, qui permet la construction de chars de guerre. Les Hittites les introduisent avec le cheval en Anatolie.